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Félix Radu face caméra
Les amis, voilà une vidéo très importante. ⚠️
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Merci beaucoup pour vos messages, votre présence et vos retours. Merci d’avoir permis à ce rêve de prendre forme. C’est grâce à vous. Ce n’est pas une formulation de politesse, c’est littéralement grâce. à. vous. 7 ans que je rêvais d’y parvenir. 🌈

Je remercie du fond du cœur Marion Gendron de Robin Production. Fleur Houdinière et Thibaud Houdinière de Theatre Actuel. Mes amis et frères de La Maison des Audacieux, Lucas Clavel et Adrien Burcea. Merci à Evelyne Martin, merci à Serge Demoulin et merci Stephan Roure qui, le premier, a relu ce texte et m’a dit dans les yeux : « Il faut que ce texte existe. Et s’il faut que je le finance seul, je trouverai des solutions. On est pas de ceux qui renoncent. » Aujourd’hui, la pièce est publiée. On a vendu 11 000 exemplaires en 4 mois. Et elle s’est joué, salle comble à Avignon et puis Paris. Merci Stephan. Merci pour tout. 🥹💙

Et puis merci aux comédiens, Lionel Nocentini, Lou Noérie et Hugo Lebreton qui ont su se montrer inventifs, drôles, attentifs, forts et gentils. Ce fut un véritable honneur de jouer avec eux et de les voir s’approprier les rôles sortis tout droit de mon imagination.

Merci à toutes les personnes qui m’ont accompagné sur ce projet, de près ou de loin. Merci Anaïs Gardenato, Karim Sallinen, merci au Théâtre du Girasol et au Théâtre Montparnasse pour leur accueil et leur bienveillance. C’était pas rien d’entendre ces mots sur de si beaux plateaux. Voilà.

C’est la fin d’une étape et sûrement le début de pleins d’autres choses. Je suis sincèrement désolé pour toutes les personnes qui n’auront pas eu l’occasion de voir la pièce. Je vais continuer de me battre pour faire exister ce texte, soyez en sûrs. Sur scène, dans les bibliothèques, ou sur les écrans. La suite reste à inventer, et je nous sais désormais plus forts que ce qu’ils croient. Je lâcherai pas ! ❤

Je vous embrasse, la suite arrive très vite.

À vous les studios.

Félix

J’ai pas tout compris. Est-ce qu’on pourrait répéter ce qu’on attend de moi ? Non, j’ai dû être distrait, j’ai rien vu passer. J’ai pas loupé, j’sais pas, un signe du ciel ou du destin ? Quelque chose qui disait : C’est par là, t’inquiète, tout va bien. Enfin, vous comprenez, j’dis ce qui me vient, ça peut tout aussi bien ressembler à un dictionnaire, ou un panneau publicitaire, un truc céleste qui brille quoi, parce que ça devient urgent là. J’ai besoin d’air, et j’trouve pas comment ouvrir les fenêtres à l’univers. Putain ! Me faites pas croire que je suis le seul avec ce truc mélancolique qui grogne sur le palier. Qui bouffe dans mon assiette, et pisse sur les fleurs quand je vais me promener. En plus, je crois que c’est pas le mien ! On a du me le prêter, il est pas à ma taille, j’ai l’air d’un con, je flotte dedans comme un enfant qui porte le pull de ses darons. C’est pour ça. J’crois qu’on a du s’gourer au service des solitudes. Ils ont cru que j’étais deux, les numéros étaient collés. C’est pas grave, mais si on pouvait m’indiquer où ça se balance le mal d’exister qu’on a en trop ? Un service client ? Peut-être même un numéro ? Passez moi le délégué. Le responsable, le manager, j’ai deux trois trucs à lui dire ! Y’a combien de cœurs sur répondeur ? Ça fait 3 ans que j’ai pas pleuré. Pourtant j’sens qu’ça tangue dans ma tête. J’crois que mes larmes se sont paumées, entre les rêves et les regrets. Ça fait 3 ans que j’ai pas pleuré, mais j’les sens tomber en cachette C’est plus des larmes c’est de la pluie. De la pluie dans ma tête. Attendez, attendez ! Comment ça j’peux pas faire demi-tour ? Non, j’ai pas reçu l’info, non. Faut quoi un visa ? Un vaccin contre la nostalgie pour revenir sur ses pas ? Parce que j’en viens de là-bas, en fait, c’est là où j’ai grandi, l’avenir j’connais pas, j’suis juste venu ici en touriste pour visiter. C’est super, bravo, un peu triste la déco, mais j’vous laisse gérer. Comment ça sortie définitive ? C’est ma vie, ou un vigile de fin de soirée ? Laissez moi passer. Vous comprenez pas. J’ai pleins de potes de l’autre côté, un tas de projets que je me suis juré de retrouver quand mon sac serait moins lourd. J’ai des espoirs, mêmes des premiers amours. Laissez moi les prévenir ! Au moins leur dire que je reviendrai pas. Je suis parti comme si j’allais fumer une clope, j’avais pas vu le panneau stop, j’vous jure ! J’aurais su, j’aurais ralentit l’allure, j’serais rester 5 minutes de plus, j’aurais loupé mon arrêt de bus, j’aurais dit je t’aime plus fort, j’aurais fait plus d’efforts, j’sais pas, j’aurais tendu les bras, quand mon père le faisait pas. J’aurais pris plus de souvenirs, j’aurais eu moins envie de partir, j’aurais décroché son appel. Quelque part dans le passé, y’a ma grand-mère qu’est sans nouvelles. Ça fait 3 ans que j’ai pas pleuré. Pourtant j’sens qu’ça tangue dans ma tête J’crois que mes larmes se sont paumées, entre les rêves et les regrets Ça fait 3 ans que j’ai pas pleuré, mais j’les sens tomber en cachette C’est plus des larmes c’est de la pluie. De la pluie dans ma tête.